Terre des hommes ( Tdh )
| Il est si
beau, l'enfant, avec son doux sourire, Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire, Ses pleurs vite apaisés. Hugo (Victor) |
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Dans le cadre de L'ASSOCIATION DES MALGACHES EN
SUISSE, l'occasion nous a été
donnée d'entendre une représentante de Tdh lors d'une
assemblée. L'objet de cet exposé
était de mieux connaître le travail de Tdh dans les
pays du monde, mais bien sûr en ce qui nous concerne, plus
particulièrement à
Madagascar.
Le texte que vous pouvez trouver ci-dessous m'a été envoyé par Solange Vuilleumier de Tdh Lausanne, laquelle m'a donné l'autorisation de le publier sur ce site. C'est donc avec un très grand plaisir ( si je peux
m'exprimer ainsi en ce qui concerne le sujet dont il est question ), que je publie le
contenu de la présentation qui nous a
été faite le 23 avril 1999. Merci Solange pour votre
sollicitude et votre disponibilité. TEXTE DE LA PRESENTATION : Terre des hommes organise depuis de nombreuses années le transfert en Suisse d’enfants Malgaches pour des soins médicaux et c’est ce programme que je vais vous présenter ce soir, mais auparavant, je voudrais juste faire un très rapide survol des autres activités de Tdh. Tdh est donc un
mouvement fondé en 1960 par M. Edmond Kaiser pour apporter une aide directe à
l’enfance meurtrie. Cela a commencé lors de la guerre d’Algérie pour sortir des
enfants des camps et les accueillir quelques mois en Suisse.
A Madagascar par
exemple, Tdh soutien un centre médico-nutritionnel et une école maternelle, et
prend en charge des traitements sur place. Chaque année, ce sont un peu plus de 200 enfants qui sont pris en charge, la majorité en Suisse, mais quelques enfants sont également opérés en Espagne et en France. Au début, Tdh prenait en considération toute demande, puisqu’il était admis de donner une aide à l’enfant " où qu’il soit ". Mais l’on s’est très vite aperçu que le suivi de l’enfant à son retour au pays était indispensable et nous avons donc fait le choix de restreindre le nombre de pays de provenance des enfants et de mettre sur pied dans ces pays un service de suite. Les enfants viennent actuellement d’une dizaine de pays : Maroc, Tunisie, Mauritanie, Sénégal, Bénin, Togo, Guinée, Ghana, Angola et Madagascar. Dans chacun de ces
pays, il y a un ou plusieurs responsables qui sont en charge de ce programme. Ce
sont eux qui rencontrent les enfants, établissent le dossier initial, donnent
les informations aux parents, organisent le départ de l’enfant puis son suivi au
retour. Terre des hommes s’adresse aux enfants de familles démunies qui n’ont aucun autre recours pour faire soigner leur enfant. Les enfants n’ont pas plus de 15 ans lors de la première prise charge. Au niveau médical, nous devons avoir l’assurance que l’enfant pourra bénéficier d’un traitement efficace avec un bon pronostic à long terme. Le séjour en Suisse ne doit pas dépasser une année. La majorité des
enfants présentent des malformations cardiaques, mais il y a également des
enfants présentant des malformations ano-rectales, des malformations urinaires,
des sténoses de l’œsophage, des bec-de-lièvre. Ce sont souvent des enfants pour
lesquels une opération est vitale. A ce jour, ce sont
272 enfants qui ont été pris en charge en Suisse pour des soins médicaux. 36
autres enfants ont été pris en charge en France, en Espagne ou à La Réunion.
Depuis plusieurs années nous collaborons en effet avec Médecin du Monde et nous
avons obtenu un accord avec un hôpital à la Réunion pour l’opération de quelques
enfants Malgaches. Certains enfants peuvent maintenant être opérés à Tana grâce
aux missions qui sont faite depuis peu à Tana par une équipe de la Réunion Ce sont soit les médecins qui dirigent les familles sur le bureau de Tdh à Tana, soit les familles qui s’y rendent directement. Les dossiers que nous recevons à Lausanne sont ensuite soumis au médecin-spécialiste, qui nous donne son avis quant à la possibilité et à l’efficacité d’un traitement. La décision finale est prise par le médecin de Tdh. Si le dossier est accepté, le voyage de l’enfant est organise en fonction de l’urgence et des places disponibles à l’hôpital et dans le lieu d’accueil. Nous essayons dans la mesure du possible de faire voyager au moins deux enfants en même temps pour éviter qu’un enfant se retrouve tout seul à l’hôpital à son arrivée. Lorsque Madame
Rakotoarison est avisée de l’acceptation du dossier, elle commence les démarches
administratives : passeport, visa etc. . Durant le voyage, ils
sont accompagnés par des bénévoles de l’association française Aviations sans
frontières. Cette association prend en charge les billets d’avions de ces
accompagnants, qui bénéficient de tarifs spéciaux sur les compagnies
d’aviations. Pour les personnes encore en activité, ces accompagnements
d’enfants sont faits lors de leurs vacances ou jours de congés. Si nécessaire,
ASF fait appel à une infirmière ou un médecin. Les enfants en âge scolaire suivent des cours chaque matin et les plus petits vont au jardin d’enfants. D’autres activités sont organisées dans la journée : il y a un atelier de bois, des cours de couture, des bricolages. Les enfants sont
entourés par des éducateurs et des stagiaires, et il y a également des
infirmières pour assurer les soins quotidiens.
Je pense qu’il est important de préciser que les enfants transférés par Tdh sont pris en charge dans les hôpitaux comme n’importe quel enfant suisse, et que comme ces enfants présentent des pathologies sévères, ils sont opérés par le chirurgien spécialisé dans cette pathologie. Comme le dit la
Doctoresse Hohlfeld dans le film " Destination la Vie " il n’y au aucun médecin
qui se " fait la main " sur les enfants de Tdh. Le lendemain de son retour au pays, l’enfant sera revu par son médecin-traitant qui fixera la fréquence des contrôles. Madame Rakotoarison veille à ce que les rendez-vous soient respectés et les résultats de contrôle sont envoyés en Suisse ou nous les transmettons au médecin qui a suivi l’enfant ici. Les enfants qui habitent Tana sont régulièrement suivis, soit qu’ils viennent eux même au bureau de Tdh soit par des visites à domicile par l’assistante sociale. Les autres enfants sont revus à l’occasion de tournée faites par Madame Rakotoarison. Un suivi social est également fait et des aides sont apportées à certaines familles, soit parrainage scolaire pour les enfants, soit petits crédits pour commencer une activité génératrice de revenus. Une participation
financière, fixée en accord entre la famille et Madame Rakotoarison, est
demandée pour chaque prise en charge afin que la famille se sente impliquée.
Cette participation correspond souvent à un mois de salaire.
Lors d’un décès, nous attendons toujours la confirmation de la famille avant de procéder à l’ensevelissement en Suisse pour laisser la possibilité éventuelle à la famille de trouver l’argent nécessaire. Mais il est clair qu’étant donné le niveau social de la famille, cela arrive très rarement. L’inhumation de
l’enfant se fait selon les rites de sa religion en tenant compte si possible des
souhaits éventuels de la famille. Les interventions
nous reviennent beaucoup moins cher que le coût réel, mais cela reste des coûts
importants. Nous comptons une moyenne de FS 10'000 par enfant (certains
traitements coûtent beaucoup mois, 4 à 5'000 mais d’autres beaucoup plus ).
Cette situation
n’est bien sûr pas satisfaisante pour nous et nous avons réfléchi plus d’une
fois à un moyen de pouvoir rapatrier les enfants sans avoir à réduire le nombre
de prise en charge, en essayant par exemple d’impliquer les gouvernements
d’autres pays, mais malheureusement sans succès. |
TERRE DES HOMMES |
| Il vaut mieux
être chassé d'entre les hommes que d'être rejeté des enfants. Richard Henry Dana |
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