Les
Cols du sud-est de la France
2ème partie
Col du Lautaret
Depuis Grenoble, suivre en direction de Briançon. C'est la route qui relie ces villes et qui continue en direction de Turin. Donc un axe relativement important. Depuis Vizille, vous allez remonter les Gorges de la Romanche. Plus loin sur votre gauche, la route d'accès au col de la Croix de Fer. Juste après Bourg-d-Oisans, toujours à gauche, la montée de l'Alpe-d'Huez avec ces 18 virages, qui est aussi pas mal à faire surtout pour le paysage du haut. Encore plus loin mais à droite, la montée aux Deux-Alpes, que je n'ai encore jamais faite, puis le passage sur le barrage du Chambon.
La route est pas mal et roulante. Elle a quelques inégalités vers le haut, mais rien de grave. Vous arrivez au sommet du col 2058 mètres avec un long virage à gauche. Dans le hameau, vous avez la possibilité de prendre à gauche pour faire le col du Galibier ( pour lequel vous pouvez également trouver la description dans ce site ).

Le sommet du Lautaret vu en arrivant de Briançon
Juste après à droite, c'est le départ pour le Galibier !
Continuons la description du Lautaret car cette partie devient très intéressante. C'est la partie située du côté de Briançon. La route, c'est un délice. Les virages ouverts et sans pièges. Le revêtement, du billard. Vous descendez la vallée de la Guisane.

C'est la route qui descend en direction de
Briançon
et que vous aurez envie de remonter une fois en bas !
Encore une route qui donne envie de faire demi-tour une fois en bas, juste pour la faire dans le sens de la montée.
Enfin, vous arrivez ensuite à Briançon. Ville un peu enfoncée entre les montagnes mais qui est jolie. Et aussi que de beaux noms qui chantent aux oreilles dans cette région. Je vous ai déjà cité Lautaret, Galibier. Il y a aussi Izoard, Vars, Mont-Cenis pas trop loin. Tous ces cols dans cette région.
Toujours sur ce site, je vous parle de la Suisse centrale qui pourrait être considérée, en ce qui concerne la concentration des cols, comme un paradis des motards. Concernant la France, c'est très certainement cette région de Briançon et aussi le sud de celle ville que je citerais comme un autre paradis des motards.
Col du Galibier
SAUVAGE. C'est ce que je dirais de ce col. Mais aussi superbe par le paysage. En le prenant depuis le Lautaret, la montée est jolie. La route secoue un peu, donc aussi plutôt à faire relativement calmement. Par contre, durant cette montée, vous aurez le plaisir d'avoir la vue sur la vallée de la Guisane en direction de Briançon et peut-être de voir des marmottes.
Le début de la montée du col avec la route
partant en direction de Briançon !
La montée dans ce sens est courte, 7km et demi. Vous arrivez relativement vite au sommet.
La vue sur la route côté Lautaret !
Depuis ce sommet, vous avez une superbe vue sur la région et sur la route par laquelle vous venez de passer. C'est vrai que depuis une altitude de 2646 m, cela aide.
La descente sur Valloire, 17 km, est sans problème, juste un peu d'attention dans la première partie.
La vue depuis le haut en direction de Valloire !
Vous passez à certains moments entre des blocs de roche. Décidément, au risque de me répéter, ces paysages de hauts cols sont très particuliers et superbes.
Toujours dans la descente en direction de
Valloire !
Il y a déjà bien des années que j'y passe et j'ai toujours du plaisir à y revenir. Je vous souhaite vivement d'avoir aussi ces sensations lors de vos passages dans ces régions. Surtout à moto.
Une fois à Valloire, vous allez pratiquement rester à plat jusqu'au passage du col du Télégraphe.
Col du Télégraphe
En venant depuis le Galibier, vous arrivez à ce col sans trop vous en rendre compte, car depuis Valloire, c'est environ 5km presque à plat. C'est vrai que de passer au sommet du Galibier à 2646 m et revenir pour le passage du Télégraphe à 1566 m !
Dans ce sens, ce col est surtout le déclenchement de la descente en direction de la vallée de la Maurienne. Belle descente. La route est bonne et relativement large. Vous êtes à nouveau dans la végétation. C'est la descente sans histoire, mais aussi sans caractère très particulier. Ce col est en fait un enchaînement du Galibier.
Col du Glandon
Pour ce col, vous avez droit à un peu plus de photo car il y a beaucoup à voir. En accèdant à ce col depuis la vallée de la Maurienne, un sentiment risque de vous venir. C'est ce qu'il s'est passé avec moi. J'ai eu l'impression, très agréable par ailleurs, d'être dans une succession sans fin de gauches droites. Dans cette montée, très peu de bouts droits. Il y a quelques épingles, mais la majorité de la montée, c'est gauche, droite, gauche, droite. Vous n'avez presque jamais la moto droite et c'est extraordinaire.
Une des parties la plus droite de la montée !!
Pas très rapide, mais vous êtes au guidon d'un engin qui n'arrête pas de balancer. Le revêtement est bon. Il y a juste un moment où des raccords de goudrons relativement importants peuvent être gênant, mais ce n'est pas long. Un grand plaisir pour un col qui cache bien son affaire. Vers le haut, quelques lacets entre lesquels, les gauches et droites continuent.
Un peu avant l'arrivée au sommet en regardant ce
que vous venez de passer !
Je sais bien. Vous allez dire que c'est dans tous les cols, mais dans celui-ci, c'est vraiment presque sans arrêt. Souvent dans les autres cols il peut y avoir des parties relativement droites. Ce n'est pas le cas de cette montée. Je parle bien de la montée depuis la Maurienne.
Une fois au sommet, une courte descente et très vite, vous arrivez
sur une présélection. A gauche, c'est le col de la Croix de Fer
et à droite c'est la descente en direction de la vallée de la Romanche, soit la vallée allant de Grenoble
à Briançon par le Lautaret.
Cette descente ! Décidément, ce col du Glandon offre ce qui peut
être aimé par un motard. Nous avons parlé avant des gauches droites de la
montée. Là, c'est encore un peu le cas, mais
à un rythme bien plus rapide. La route est
bonne. Dans le début de la descente, c'est une vallée ouverte avec des ruisseaux. Vous
apercevez déjà le lac du barrage de Grande Maison.
Ensuite, c'est le Défilé de Maupas.
La vue juste après le passage vers le barrage !
Je vous ai parlé du plaisir dans la montée, il n'y a pas de raison que cela change. Cette descente est extraordinaire. Vous allez également descendre dans une cuvette pour ensuite remonter de l'autre côté avant de pouvoir continuer la descente.
Vue après le passage dans la "cuvette"
en regardant en arrière !
Arrivée ensuite sur le lac du barrage du Verney. Passage sur le barrage même, puis c'est 2 lacets dans la pente du barrage.
Le Barrage du Verney et la route !
Ce col du Glandon me donne toujours beaucoup de plaisir lorsque je vais le faire. Je ne peux donc que vous le conseiller. Si vous êtes dans cette région, ne le manquez pas !
Col de la Croix de Fer
![]()
Col du Mont-Cenis
Le Col du Mont-Cenis. Encore quelque chose de
bien. Avant de parler de ce col, parlons de son approche.
Départ depuis Briançon en direction de Turin.
Immédiatement après la sortie de la ville, la route est très
bien. Large. Revêtement bon. C'est
également la montée en direction du col de
Montgenèvre ( 1854 mhtres). Il y a quelques
épingles où il faut faire attention aux cars ou camions qui peuvent parfois prendre un peu au large
dans certains virages. Autre chose qui arrive de temps en temps, c'est des pertes de carburant dues
à des réservoirs trop pleins et qui
laissent des trannées noires dans les virages. Sinon, de très beaux passages
dans cette montée.
Une fois au sommet, c'est le passage en Italie. La première partie de la descente
est belle. Egalement route large et quelques beaux virages.
Une pente relativement importante. A Cesana, suivre Susa. A
partir de cet endroit, il y a quelques trous et bosses dans la route.
Si vous êtes solo pas trop de problème. La suspension
travaille, mais c'est vraiment le cas de le dire. Il faut aussi bien
tenir le guidon. Si vous êtes
à deux avec les bagages,
faites attention car il peut y avoir des effets
étranges.
C'est comme cela jusqu'à Oulx.
Depuis cette ville, vous pouvez prendre l'autoroute.
Possibilité de payer avec une carte de crédit. Si j'ai bonne mémoire, c'est
7'500 ou 9'500 lires pour aller jusqu'à Susa. Pour la nationale, elle est quand même en
meilleure état depuis Oulx jusqu'à Suza.
Sur l'autoroute, vous avez directement la sortie en direction de "Moncenisio". Si vous arrivez par Suza, il faut alors traverser une partie de la ville et suivre aussi "Moncenisio".
La première partie du col est une route qui serpente entre les arbres. On se croirait presque dans un sous bois de plaine sauf que c'est en montée. Vous passez ensuite à nouveau en France. A partir de cet endroit, la route s'élargit et devient très roulante. C'est un ruban qui se déroule devant vous avec de très beaux enchaînements.
En arrivant de l'Italie, la dernière partie de
la montée du col. Superbe à faire !
Une invitation à tourner la poignée de gaz. Un très bon grip. Le paysage est très joli aussi avec le lac sur votre gauche. Si vous faites un arrêt, approchez-vous doucement du bord de la route en direction du terrain et vous aurez peut-être le plaisir de voir des marmottes.
Le lac du Mont-Cenis en arrivant vers le haut du
col !
Sur cette route, restez quand même un peu sur la réserve car il y a souvent des gens qui sont sur les places situées de chaque côté de la route.
Passage du col à 2084 mètres d'altitude
puis vient la descente. De la même veine que la dernière partie de la montée. Il peut par contre y avoir un ou deux trous dans la route, donc une toute petite réserve. Sinon, elle est bien et c'est aussi un plaisir de la faire. En bas, vous arrivez à Lanslebourg.
Depuis cette ville, vous pouvez partir à gauche en direction de Modane, St-Jean -de-Maurienne puis Albertville ou Chambéry. Si besoin, autoroute à partir de St-Michel-de-Maurienne. La rivière de cette vallée est l'Arc.
Mais depuis Lanslebourg, vous pouvez prendre à droite en direction d'un autre dessert qui est le col de l'Iseran. Pour ce dernier, vous pouvez même couper dans la dernière partie de la descente du col du Mont-Cenis à droite en direction de Lanslevillard. A vous de voir !
Col de l'Iseran
Depuis Albertville, vous allez remonter la vallée de la Tarentaise jusqu'à Bourg-St. Maurice en passant par Moûtiers. Une fois à Bourg-St. Maurice, direction Val d'Isère et le col de l'Iseran.
L'approche du col, soit jusqu'à Val d'Isère est déjà très belle. Bonne route, assez large. Quelques inégalités et sur l'axe du milieu, le goudron est souvent craquelé, mais c'est sans problème. Le rythme de montée peut être assez rapide, le revêtement est bon.
Dans la montée, vous pourrez apercevoir le barrage de Tignes avec une fresque faite par Jean Marie PIERRET. Cette fresque représente HERCULE sur une surface de 12'000 m2. A elle seule, la tête a une hauteur de 21 étages. C'est extraordinaire.
La fresque (la plus grande du monde)
Ensuite, vous allez longer le lac du Chevril en passant dans des tunnels - dont l'intérieur est souvent mouillé - puis suivre un genre de défilé avant d'arriver à Val d'Isère. C'est en fait un long "village". C'est également dans cette région que l'Isère prend sa source.
Vient ensuite le col lui-même. Là aussi, la route est bonne. Un peu étroite. C'est le propre des cols de haute altitude. A plusieurs reprises depuis divers endroits de ce col vous pourrez voir Val d'Isère d'en haut.
Un des nombreux points de vue sur Val d'Isère !
Passage au sommet à 2770 mètres. Hé oui, c'est haut. Vous êtes alors dans le Parc National de la Vanoise.
Puis vient la descente.
Vers le début de la descente !
C'est toujours assez roulant. Il y a cependant une partie entre la paroi à gauche et un petit mur à droite où c'est plus étroit et ou il faut être un peu prudent. Mais ça tombe bien car en même temps, vous pouvez admirer la vallée sur votre droite.
Le reste de la descente se passe sans problème. Vous arrivez ensuite à Bonneval s-Arc qui est en fait presque un hameau. Depuis cet endroit, la route est bonne. Large et roulante. Elle longe une vallée ou coule la rivière de l'Arc pour vous amener à Lanslevillard. De cet endroit, à gauche vous pouvez passer le Mont-Cenis ou alors continuer pour Modane puis la Maurienne d'où partent le Galibier, la Croix de Fer, Le Glandon et la Madeleine.

L'Office du tourisme de Val d'Isère !
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